Mon compte | Adresses utiles
entête
Lancement de l’opération «Marhaba 2015» aujourd’huiHausse impalpable des recettes des MRE à fin janvier 2013ENTREPRENEURIAT UN PROGRAMME CIBLE LES MREالأزمة أثرت على أوضاع المهاجرين Les Marocains de l’étranger transfèrent plus d’argent au Maroc en 2012 L'invité(e) de RME consultant : M. Anis Birrou Ministre Chargé des Marocains Résidant à l'Etranger et des Affaires de la MigrationLivre coup de cœur : L'Arabe, d'Antoine Audouard
FR MA

Mardi 1 décembre 2009 Tomates: Nouvelle attaque espagnole

Les professionnels accusés de dépassement de contingent


INDIGNATION, c’est ce qui ressort du dernier communiqué de l’Association marocaine des producteurs et exportateurs de fruits et légumes (Apefel). L’entité a réagi vivement, jeudi dernier, à des allégations de son homologue espagnole, la Fepex (Fédération espagnole des producteurs de fruits et légumes frais). Cette dernière s’est fendue, le 23 novembre 2009, d’un communiqué porteur, selon les exportateurs marocains, «de déclarations insidieuses et mensongères accusant les opérateurs marocains de fraude et de dépassement des contingentements». Les exportateurs espagnols auraient-ils peur de la tomate marocaine? Pourtant le produit n’en mène pas large en ce moment sur les marchés extérieurs, ni même sur le marché local. Selon les chiffres communiqués par l’Etablissement autonome de coordination et de contrôle (EACCE), le cumul des volumes expédiés au 22 novembre dernier n’a pas dépassé les 61.840,2 tonnes, soit 14% de moins que la campagne précédente.

 

Face aux allégations de leurs homologues espagnols, les exportateurs marocains précisent que «contrairement à ce qui est avancé par la Fepex, les exportations marocaines de tomates, sur le marché communautaire, n’ont été que de 17.700 tonnes pendant le mois d’octobre 2009 en diminution de 35% par rapport au volume réalisé à la même période de la campagne précédente. Et ce malgré la disponibilité du produit».

 

 

L’Apefel poursuit par ailleurs que le Maroc n’a exporté globalement que 19.300 t au lieu des 24.000 t avancées par la Fepex. «Ce volume représente l’ensemble des exportations marocaines toutes destinations confondues y compris celles réalisées sur la Russie, la Suisse, la Norvège et divers autres marchés. En outre, près de 8.500 t des tomates exportées, pendant ce mois d’octobre, sont constituées de tomates bio, cerises, cocktails, grappes, kiwat. Des spécialités à haute valeur permettant leur dédouanement sous le régime OMC, c’est-à-dire en dehors des contingents préférentiels», assurent les représentants de l’Apefel.

 

 

Toujours pour se défendre contre les accusations de la Fepex, l’Apefel rappelle que l’UE a régulièrement annoncé que les contingents octroyés au Maroc sont bien respectés. Sur quoi donc les Espagnols se sont-ils basés pour accuser le Maroc de dépassement de contingent? Difficile de le savoir. Pour les professionnels marocains, «l’objectif est de jeter le discrédit sur l’origine Maroc» à un moment où le marché européen de fruits et légumes, y compris celui des tomates, connaît depuis le début de l’été 2009 une crise sans précédent matérialisée par l’effondrement des prix de vente. En effet, depuis le début de la campagne, les exportateurs vendent à perte la tomate sur le marché européen.

 

Actuellement le prix du kg exporté ne dépasse pas 0,5 euro. Aussi la profession est-elle loin de vouloir exporter plus que ce qui lui est allouée. Beaucoup d’exportateurs préfèrent déverser en grande quantité le produit sur le marché local que de le vendre à perte sur le marché européen. A l’origine de la crise sur cette place, la baisse significative de la consommation des ménages induite par la récession économique et le prolongement de la campagne européenne de tomates de saison favorisée par des conditions climatiques clémentes.

 

La précocité des bassins de production des tomates primeurs des pays du sud européen, contrairement aux années antérieures, est aussi une cause de la situation difficile du marché. Face à cette situation inédite, les producteurs exportateurs marocains de tomates disent avoir volontairement autolimité leurs exportations dans le but de contribuer au désengorgement des marchés de destination. L’origine n’en inquiète pas moins les autres pays producteurs.

 

 

De l’avis d’observateurs, les attaques dont fait l’objet le produit marocain visent un renforcement des mécanismes protectionnistes, déjà fort contraignants pour le Maroc. A un moment où le statut avancé accordé au Maroc est au cœur des discussions, il est temps de saisir l’occasion pour trouver des solutions à tous ces freins au développement des exportations marocaines et faire de ce statut bien plus qu’une démarche politique.

 

 

 

Source : L’Economiste, Malika ALAMI, le 30/12/2009.

 

Retour


Acceuil | Traduction | Procédure des RME au Maroc | Nos prestations pour les RME | Actualités | Contact | Partenaires

Copyright © 2008-2019. Tous droits réservés