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Mercredi 14 octobre 2009 Colloque international : L'impact des crises sur la migration, pour réduire les effets sur les migrants et les pays émergents

La crise économique n'a pas fini de faire parler d'elle. Son impact sur la migration et les pays émergents a fait l'objet d'une conférence internationale durant 2 jours, à Rabat.
 

Initié par le ministère chargé de la Communauté marocaine à l'étranger, sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le colloque a abordé une donnée fondamentale à laquelle les récents sommets, notamment le G20 tenu à Pittsburg, n'ont pas accordé un réel intérêt : les conséquences de cette crise sur les migrants, leur «marchandisation» et la baisse inquiétante du flux des transferts de fonds vers les pays d'origine.

 

«Si la récession économique a affecté les pays industrialisés, l'onde de choc de cette crise n'a cessé de s'élargir pour toucher ceux qui n'étaient pas initialement concernés par l'élément déclencheur, les pays émergents et avec eux la population migratoire» a indiqué à l'ouverture de la conférence Mohamed Ameur, le ministre délégué chargé de la Communauté marocaine à l'étranger.

 

En effet, force est de constater que depuis l'effondrement de la banque Lehman Brothers et de la crise des «subprimes», les économies des pays à fort flux migratoire sont à leur tour particulièrement touchées en raison de la politique de préférence nationale, menée par les pays industrialisés pour faire face au chômage. Ce que William Lacy Swing, directeur général de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) dénonce comme une politique peu visionnaire qui ne tient pas compte des besoins à moyen et long terme des économies des pays riches ni des tendances démographiques. « En l'absence d'immigration, la population en âge de travailler dans les pays développés devrait reculer de 23% d'ici à 2050 alors que pour la même période la population en âge de travailler en Afrique devrait tripler passant de 408 millions de personnes en 2005 à 1 ,12 milliard», a-t-il précisé.

 

Ces politiques de repli identitaire, de fermeture des marchés de l'emploi et des frontières expliquent en grande partie la baisse des transferts d'argent des immigrés vers leur pays d'origine.

 

En 2008, ces flux financiers ont atteint les 328 milliards de dollars. Pour l'année 2009, la Banque Mondiale estime que ce volume des remises de fonds pourrait baisser de 7, 3%.

 

Cette baisse des transferts va davantage toucher les grands pays récepteurs de transferts comme le Maroc, alors que ce dernier occupait depuis ces 5 dernières années la 5e place des pays récipiendaires des transferts dans le monde et le second rang dans la région MENA. Or, cette ressource financière constitue pour le Maroc une des principales sources de devises, nonobstant le tourisme, et contribue pour une large part au développement socio-économique du pays. «Ainsi, de 2004 à 2008, 67% des transferts réalisés par les MRE provenaient de pays européens, en particulier de la France, de l'Espagne et de l'Italie, a fait remarquer Abdelattif Jouahri, le gouverneur de Bank-Al-Maghrib ajoutant qu'ils ont représenté 8% du PIB et ont permis de constituer 7% du PNB disponible.

 

Toutefois, un ralentissement progressif a été observé quant au transfert de ces fonds de près de 4% au cours des deux premiers trimestres 2008 et n'est pas sans influer la balance des paiements». Afin de réduire les incidences de cette baisse sur les finances nationales, sur les nombreuses familles dont les transferts de fonds des MRE sont l'unique source de revenus ainsi que pour aider les migrants les plus exposés, d'importantes mesures d'urgence ont été initiées par le Souverain. Parmi celles-ci, la création d'un comité sectoriel au sein d'un comité de veille stratégique destiné à suivre les répercussions de la crise mondiale sur la crise marocaine et un dispositif d'encouragement financier susceptible de maintenir le flux des transferts.

 

En ouvrant le débat sur l'actualité brûlante et complexe de la crise internationale, cette rencontre se fixe comme objectif d'analyser l'impact de celle-ci sur la migration dans les pays d'accueil et les pays d'origine et d'avancer des propositions pragmatiques basées sur la solidarité internationale en vue de consolider le partenariat Nord-Sud et de réintégrer le migrant dans sa dignité et ses droits.

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Le dispositif en faveur des MRE

 

Le Gouvernement a mis en place MDM Invest, un fonds dédié à la promotion des investissements des Marocains résidant à l'étranger qui combine un apport personnel en devises de 25% du coût du projet, une aide de l'Etat de 10% et un financement bancaire pouvant atteindre 65%.

 

D'autres mesures bancaires ont été mises en place afin de maintenir les transferts de fonds des MRE ainsi que la réduction du coût des transferts d'argent et l'élargissement à leur intention du dispositif d'accès au logement Damane Iskane qui était destiné uniquement aux nationaux.

 

Un rééchelonnement de leurs dettes auprès des banques marocaines a aussi été prévu.

 

 

Source : Le Matin, le 13/10/2009.

 

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