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Mardi 13 octobre 2009 Rapport mondial : Le PNUD relance le débat sur la migration

Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) présente aujourd’hui à Bangkok son nouveau rapport mondial. Intitulé « Lever les barrières : Mobilité et développement humains », il s’intéresse à l’enjeu de la migration, qu’elle soit locale ou internationale, avec ses atouts et handicaps. Malgré un rôle bénéfique pour le développement humain - mais aussi pour les communautés d’origine et d’accueil - de nombreux obstacles la restreignent encore créant des disparités dans les gains et les coûts qui lui sont liés. L’étude explore comment aider à corriger certaines inégalités qui viennent éroder les bienfaits que peut apporter la mobilité.


Chaque année depuis 1990, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) jette un coup de projecteur sur d’importants défis en matière de développement humain à travers un rapport mondial, véritable référence en la matière. Les migrations, à la fois à l’intérieur et au-delà des frontières, sont le thème central de l’étude 2009 présentée, lundi 5 octobre à Bangkok. Objectif : encourager le débat et la discussion autour de cet enjeu clé du XXIe siècle. Selon l’étude qui est dévoilée, les migrations peuvent développer de nouvelles possibilités, par exemple du point de vue des revenus ou de l’accès aux services, mais peuvent aussi être pénalisantes suivant les régions du monde. Les opportunités qui s’ouvrent aux personnes varient entre celles qui sont les mieux loties et celles dont les compétences et les atouts sont limités. Ces inégalités sous-jacentes, qui peuvent être aggravées par les distorsions entre les politiques publiques, sont l’un des thèmes forts du rapport qui explore comment une démarche axée sur le développement humain pourrait aider à corriger certaines inégalités qui viennent éroder les bienfaits que peut apporter la mobilité.

 

Un rôle bénéfique

 

Le nouveau rapport mondial met en avant plusieurs point déterminants. Il confirme avant tout le rôle bénéfique de la migration qui aurait le potentiel d’améliorer le développement humain tout en bénéficiant, en même temps, à la communauté d’origine et à la communauté de destination. Pour le PNUD, les gouvernements concernés peuvent et doivent prendre les mesures nécessaires pour garantir l’intégration réussie des migrants dans la société d’accueil. Car, la politique et autres obstacles restreignent encore la circulation des personnes conduisant à des disparités dans les gains et les coûts liés à la migration. « Le rapport explique que, si nombre de ces réformes sont plus réalisables qu’on ne le pense, elles nécessitent néanmoins un certain courage politique », commente an avant-propos Helen Clark, administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement. « La capacité des gouvernements à modifier rapidement leurs politiques peut également se trouver limitée si la récession dure. (…) En plaçant la mobilité au cœur de l’agenda du développement humain, le PNUD espère que les réflexions qui suivent ajouteront de la valeur au discours actuel sur la migration et influenceront le travail des professionnels du développement et des responsables politiques du monde entier ».

 

Un monde inégal

 

L’enjeu s’illustre parfaitement par deux exemples. Celui de Juan, Mexicain né dans une famille pauvre : parti à 18 ans au Canada avec son oncle, en quête de meilleurs salaires et de plus grandes opportunités, il décroche un permis de travail temporaire par le biais d’un processus de sélection, puis un droit de séjour permanent et fini par créer une entreprise qui emploie des Canadiens de souche. Autre cas de figure : Bhagyawati, issue d’une caste inférieure indienne. La jeune femme va passer chaque année avec ses enfants six mois à Bangalore, ville prospère du sud de l’Inde, afin de travailler sur des chantiers de construction pour 60 roupies (1,20 USD) par jour. Pendant ce temps, ses enfants ne vont pas à l’école, celle-ci étant trop éloignée du chantier et les enfants ne parlant pas la langue locale. Bhagyawati n’a droit ni aux produits alimentaires, ni aux soins médicaux subventionnés, et ne peut pas non plus voter parce qu’elle est inscrite dans un autre district. Comme des millions de migrants internes, l’un des seuls moyens dont elle dispose pour améliorer son quotidien est de partir dans une autre ville à la recherche de meilleures opportunités. « Notre monde est très inégal, commente les auteurs de l’étude. Les énormes différences de développement humain d’un pays à l’autre et à l’intérieur même des pays constituent l’un des thèmes récurrents du Rapport mondial sur le développement humain (RMDH) depuis sa première publication en 1990 ».

 

 

Source : journal développent durable, Patrick Cros, le 05/10/ 2009.

 

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