Mon compte | Adresses utiles
entête
Lancement de l’opération «Marhaba 2015» aujourd’huiHausse impalpable des recettes des MRE à fin janvier 2013ENTREPRENEURIAT UN PROGRAMME CIBLE LES MREالأزمة أثرت على أوضاع المهاجرين Les Marocains de l’étranger transfèrent plus d’argent au Maroc en 2012 L'invité(e) de RME consultant : M. Anis Birrou Ministre Chargé des Marocains Résidant à l'Etranger et des Affaires de la MigrationLivre coup de cœur : L'Arabe, d'Antoine Audouard
FR MA

Mardi 1 septembre 2009 Marocains résidant à l'étranger : Une feuille de route pour un co-développement rénové

Appel à la création d'un fonds alimenté par une taxe de 1% sur les transferts des MRE. Finies les initiatives privées et improvisées qui ne répondent nullement aux besoins des villageois et place aux actions des associations reconnues en matière de gouvernance, de planification et d'évaluation des projets.


«Nous appelons à la mise en place d'une banque de projets reflétant les besoins des communes. De même, pour éviter les problèmes administratifs, nous proposons l'élaboration d'un guide des bonnes pratiques accompagné de labellisation des associations. Par ailleurs, nous appelons à la création d'un fonds pour le co-développement alimenté par une taxe de 1% sur les transferts d'argent des MRE au Maroc», a indiqué Amina Benouargha-Jaffiol, maire adjointe de Montpellier. Cette élue franco-marocaine, qui a été chargée de présenter les recommandations du 1er Forum international des associations des Marocains résidant à l'étranger (MRE) organisé récemment à l'occasion de la célébration de la Journée nationale de la communauté marocaine résidant à l'étranger, s'est prononcée également pour le prolongement de la durée de ce forum dans l'avenir. «Une journée n'est pas suffisante pour discuter des sujets relatifs au MRE avec leur pays d'origine. Il faut au moins penser à deux jours», a-t-elle ajouté. Ce jour a été aussi l'occasion de présenter les résultats préliminaires d'une étude maroco-espagnole qui a révélé l'absence de stratégie nationale bien définie dans le domaine.

 

 

 

«L'objectif de ce forum est de dresser l'état des lieux du co-développement pour définir une politique dotée d'une feuille de route. Nous avons déjà mis en place un programme de renforcement des capacités des associations MRE, selon une approche participative avec plus d'une vingtaine de réunions organisées par des experts en action associative dans six pays et qui sera lancé avant la fin de l'année», a répondu Mohammed Ameur, ministre chargé de la Communauté marocaine à l'étranger et qui a ajouté qu'une cellule chargée du co-développement sera créée au sein de son ministère. Autre initiative, la création de la «Maison des MRE» à Beni Mellal et à Nador, une opération qui sera généralisée à l'ensemble du territoire national. Le forum a été l'occasion pour plusieurs acteurs nationaux du développement de présenter leur savoir-faire : Initiative nationale pour le développement humain (INDH), Entraide nationale et Agence de développement sociale. Pour sa part, l'Agence de développement de l'Oriental est venue faire la promotion de son programme MIDEO, cofinancé par l'Union européenne (UE) et exécuté par la coopération technique allemande (GTZ) et qui a pour objectif d'inciter les MRE à investir davantage dans des secteurs économiques productifs.

 

 

 

Durant ce forum, certains intervenants tel Youssef Chiheb, spécialiste de l'ingénierie de développement et professeur à l'université Paris III, a rappelé que le Maroc ne profite pas du Fonds européen de développement faute de lobbying.

 

 

 

D'autres ont demandé de ne plus limiter le co-développement au seul envoi d'argent, mais aujourd'hui, il faut plutôt miser sur le transfert de compétences. Dans ce cadre, un programme d'accompagnement des jeunes chercheurs d'emploi s'apprête à être lancé dans notre pays. «Notre projet a pour objectif d'accompagner au Maroc les jeunes diplômés chômeurs pour leur trouver un travail ou les aider à créer leurs entreprises. Pour ce faire, nous allons former des personnes afin d'encadrer ces chômeurs», a souligné Abdelhak Harraga, directeur et fondateur de l'établissement «Nouas», spécialisé en ingénierie sociale. - Ce programme d'accompagnement sera adapté à la réalité marocaine. «Il ne s'agit pas d'importer des méthodes étrangères et de les appliquer telles quelles sont au Maroc, mais de les adapter au contexte local. Notre projet a été sélectionné parmi les 57 réponses retenues dans le cadre de l'appel d'offres lancé par l'UE et le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) qui en a reçu quelque 800 candidatures», a ajouté cet élu de l'agglomération de Montpellier et secrétaire adjoint de la mission locale pour l'insertion des jeunes.

 

 

 

Pour sa part, Rabia Chaouchi, conseillère à la mairie de Montréal, propose de conseiller nos dirigeants sur la politique de sécurisation de la ville mise en place par le Canada. Noura Faouzi, présidente de l'«Association Al Maghribia Onlus Leco» près de Milan, souhaite intégrer les mineurs marocains dans les familles MRE d'Italie, qui, elles, recevront en contrepartie 7.000 DH de la mairie. Le projet maroco-espagnol de création d'un pôle de communication pour initier les jeunes aux techniques d'expression journalistiques a abouti à la création d'une radio à El Hoceïma, tandis que le réseau de compétences marocaines en Allemagne propose des bibliothèques mobiles pour le milieu rural.

 

 

------------------------------------------------------------------

 

Agence de l'Oriental

Le projet MIDEO, cofinancé par l'Union européenne (UE) et exécuté par la coopération technique allemande (GTZ) en partenariat avec l'Agence de développement de l'Oriental, a pour objectif d'inciter les MRE à investir davantage dans des secteurs économiques productifs. MIDEO cherche à engager les membres de la diaspora marocaine en Europe, et spécifiquement en Allemagne, qui veulent apporter leur soutien au développement de la région de l'Oriental. Jusqu'à présent, les liens entre les MRE et leur région d'origine restent individualisés et non structurés. Les migrants investisseurs ont des besoins spécifiques car ils investissent à distance et ne peuvent être sur place que pour des périodes limitées. Une enquête réalisée a montré que les MRE doivent faire face à une série de difficultés. Parmi les plus importantes l'on trouve l'administration (42,2%), la disponibilité et les coûts de financement (18,4%), la corruption (13,4%), la fiscalité (13%), l'abus de confiance par le partenaire (6,8%), l'accueil (3,8%) et autres (2,4%). Rappelons que le Maroc est en train de réaliser un grand nombre de projets dans l'Oriental (aéroports, port, chemin de fer, autoroutes, parcs industriels, stations balnéaires, etc.) qui portent en leur sein beaucoup de possibilités d'investissement pour les grandes, petites et moyennes entreprises.

 

 

 

 

 

Source : Le Matin, Rachid Tarik, le 01/09/2009.

 

Retour


Acceuil | Traduction | Procédure des RME au Maroc | Nos prestations pour les RME | Actualités | Contact | Partenaires

Copyright © 2008-2019. Tous droits réservés